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La Libre Belgique

 

«  Le garçon de la piscine est plusieurs. Il est une bande de jeunes aux pieds mouillés de pailletttes qui, mi-flirt, mi-temps tué, se partagent bouche à bouche la fumée du cigarette. Le garçon de la piscine est sans âge, adolescent pour toujours, gouverné par son désir de plaire de jouir. Le garçon de la piscine est éventuellement une fille. Il se fiche des convenances, marche à l’instinct, et parfois un peu quand même au calcul. Le garçon de la piscine fascine ses observateurs parfois jusqu’à la sidération. Le garçon de la piscine partage avec ses pairs un langage fait de verbe et de gestes, entre le mystère et l’évidence. Le garçon de la piscine affiche une assurance faite d’élégante brutalité et d’une beauté dont il sait jouer, une beauté prompte aussi à attirer les passions (…) Le garçon est l’illustration de ce souhait. Créant de l’atmosphère, regardant vers l’Italie rêvée de Pasolini ou de Visconti, vers les anges et les démons, vers Brando, vers Cocteau, vers Fassbinder, le spectacle cite moins qu’il n’évoque cette création empreint de la tendresse de son auteur, mais aussi d’une sorte de cruauté fougueuse et qui aligne els tableaux et les images, les impressions comme les garçons sur le ponton.  »

 

Marie Baudet–La Libre 

La Libre Belgique